L’Allemagne, modèle de précarité
La reprise économique outre-Rhin repose en grande partie sur l’augmentation des postes à bas salaire et de l’intérim. Les syndicalistes repartent à l’offensive. De notre correspondante, Rachel Knaebel.
dans l’hebdo N° 1191 Acheter ce numéro
Pas de recours aux intérimaires sans accord du comité d’entreprise. Voilà ce que va demander au printemps (en plus d’une hausse des salaires de 6,5 %) le syndicat allemand IG Metall pour les branches de la métallurgie et de l’électrotechnique. Après avoir négocié le dispositif de chômage partiel en 2008, pendant la crise financière, le syndicat de l’industrie (1) a fait de la lutte contre les abus de l’intérim l’une de ses priorités.
C’est que la récente reprise économique allemande s’est largement appuyée sur ces travailleurs de seconde classe. Selon l’institut fédéral des statistiques Destatis, plus de la moitié des 322 000 emplois créés entre 2009 et 2010 concernaient du travail temporaire, et les trois quarts, de l’emploi précaire en général (CDD, jobs défiscalisés payés 400 euros, temps partiel de moins de 20 heures par semaine). Aujourd’hui, le nombre
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
De Genève aux geôles de Téhéran : le nucléaire iranien, seul levier diplomatique
Les années Leïla Shahid
« La hausse des droits de douane se répercute sur les ménages américains les plus modestes »