Traduire Hemingway

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Jean Dutourd était un piètre écrivain et n’était pas meilleur traducteur. C’est pourtant lui qui a traduit pour Gallimard le Vieil Homme et la mer d’Ernest Hemingway. L’écrivain François Bon, trouvant lui aussi cette traduction « lourdingue et approximative » , a cru pouvoir mettre en ligne sur son site Publie.net une traduction, sous forme numérique, réalisée par ses soins. Aussitôt fait, (presque) aussitôt retirée. Les éditions Gallimard ont effectivement réagi avec vigueur en exigeant de François Bon qu’il retire « l’ouvrage de la vente, dont la publication et la commercialisation constituent un acte de contrefaçon » .

Si François Bon a concédé avoir commis une erreur juridique – il pensait que le Vieil Homme… était tombé dans le domaine public aux États-Unis, ce qui aurait permis la publication de sa nouvelle traduction –, il reste sidéré par l’ « arrogance » des éditions Gallimard, qui ont aussi menacé
de lui demander des dédommagements pour les 22 exemplaires téléchargés à 2,99 euros pièce !

Une passe d’armes qui a suscité un vif mouvement de défense de François Bon sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, dont le hashtag #gallimerde fut le signe de ralliement. Un (mauvais) buzz que Gallimard auraitpu éviter.


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