Journée des femmes : le dilemme des intellos précaires
Une restauratrice du patrimoine, une journaliste pigiste, une graphiste : toutes prêtes à se reconvertir pour trouver un emploi stable. Témoignages.
dans l’hebdo N° 1193 Acheter ce numéro
Elles ont fait des études longues et/ou spécialisées. Elles aiment ce qu’elles font, possèdent un véritable savoir-faire et des années d’expérience : elles envisagent pourtant d’abandonner leur métier dans l’espoir de trouver enfin un emploi stable et rémunérateur. Parce qu’elles ont des enfants, parce que les loyers sont trop élevés, parce que, surtout, leurs professions ne sont pas assez reconnues dans une société qui ne valorise que la « production de richesses » sonnantes et trébuchantes. Parcours de femmes qui, sans être complètement précaires – elles ont un toit et de quoi vivre à peu près –, se trouvent précariqsées dans leur branche.
Marie, 31 ansRestauratrice du patrimoine
On doit être une cinquantaine de restaurateurs de textiles en France, une profession récente. La plupart sont à leur compte, sinon ils sont contractuels dans les musées ou vacataires comme moi. Mais les postes de contractuels sont rares et il faut être coopté.
J’ai fait sept ans d’études, dont le master de conservation et restauration des biens culturels à la Sorbonne (Paris-I), sur concours. Auparavant, les restaurateurs du patrimoine gagnaient mieux leur vie. Mais les
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