Nous serons tous des derviches tourneurs…

Denis Sieffert  • 12 avril 2012 abonné·es

C’est l’un des paradoxes de cette élection présidentielle : alors que s’ouvre à peine la campagne officielle, les citoyens que nous sommes sont déjà gavés de propositions fantaisistes, ivres de promesses, repus de formules à l’emporte-pièce. La France souffrirait-elle d’une indigestion démocratique ? Il y aurait quelque légèreté à le prétendre. Car, comme toutes les indigestions, celle-ci est une maladie de riches. Avant d’avancer pareil diagnostic, il faudrait songer à tous les pays du monde qui, eux, ne sont pas menacés par un trop-plein de démocratie. Mais après cette sage précaution oratoire, il convient tout de même de s’interroger : ce que nous vivons ces jours-ci, est-ce vraiment, est-ce encore de la démocratie ?

Depuis un mois que Nicolas Sarkozy donne le tempo, à raison d’une proposition par jour, et

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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