Tant d’incertitudes en Tunisie
Le nouveau régime doit relancer une économie sinistrée et trouver un consensus sur la question laïque. Deux immenses défis.
dans l’hebdo N° 1209 Acheter ce numéro
« Nous partageons tous le rêve d’une Tunisie démocratique, c’est ce qui nous permettra de relever les défis malgré nos divergences politiques », affirme la vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mehrezia Labidi, membre d’Ennahda, le parti islamiste modéré vainqueur des élections. Un an après la chute du président Ben Ali, l’incertitude règne dans le pays. La plupart des Tunisiens déplorent que « rien n’ait réellement changé » et que leurs conditions de vie soient toujours aussi difficiles. Ils reconnaissent quand même un acquis de taille : la liberté d’expression. Le Président Moncef Marzouki, laïc classé à gauche, évoque pour sa part « un tsunami de problèmes » et demande « du temps ». D’ici à juin 2013 doivent se tenir des élections législatives. Mais, pour cela, la nouvelle Constitution devra avoir été adoptée, ainsi que la loi électorale, avec la délicate question d’une dose de proportionnelle pour les législatives. Ennahda jure qu’il respectera la date butoir.
Au total, 338 Tunisiens ont été tués et