Mauvaise note pour la culture du résultat

La méritocratie, prédominante dans les politiques scolaires et renforcée sous l’ère Sarkozy, n’est pas le bon outil pour casser la reproduction sociale.

Pauline Graulle  • 30 août 2012 abonné·es

Le « travailler plus pour gagner plus » , la culture du résultat, la discrimination positive, la logique des droits et des devoirs… Jamais, le culte du mérite n’aura autant imprégné la politique française que sous le règne de Sarkozy. Un président fasciné par le modèle américain du « self-made-man » , qui se disait « contre l’égalitarisme, l’assistanat, le nivellement : pour le mérite, la juste récompense des efforts de chacun et la promotion sociale ».

Mue par cette conviction que, sur le « marché scolaire » , il faut aider le « meilleur » à gagner – et que si le « mauvais » échoue, c’est qu’après tout il l’a, lui aussi, bien mérité ! –, l’école sarkozyste a poussé à son paroxysme le credo méritocratique : ouverture d’internats d’excellence pour « donner une chance supplémentaire à ceux qui font des efforts » , développement des bourses au mérite, détricotage

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Publié dans le dossier
L'école selon Peillon
Temps de lecture : 4 minutes