Obama et Hollande, présidents du moindre mal
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Signe de ces temps de crise : à l’heure d’une élection présidentielle, il ne s’agit plus de rêver, mais tout juste d’éviter le pire. C’est au nom de ce principe peu réjouissant, mais réaliste, que beaucoup d’Américains de gauche iront voter le 6 novembre, avec pour principal objectif de barrer la route de la Maison Blanche à Mitt Romney, caricature d’une droite républicaine ultraréactionnaire, illuminée et cynique. Exactement comme nos concitoyens ont élu François Hollande pour épargner à notre pays le naufrage moral qu’un second mandat de Nicolas Sarkozy aurait rendu inévitable. La comparaison nous vient d’autant plus aisément que, ce même 6 novembre, cela fera tout juste six mois que le candidat socialiste a remporté la