Accords sur l’emploi : le grand recul social
Organisations syndicales et partis de gauche se mobilisent contre l’accord national interprofessionnel pour la compétitivité et l’emploi, conclu le 11 janvier entre les partenaires sociaux. Les juristes de la Fondation Copernic y voient un retour en arrière.
dans l’hebdo N° 1238 Acheter ce numéro
Dans le document d’orientation remis aux partenaires sociaux en juillet 2012, la négociation sur l’emploi devait aboutir à plus de souplesse pour les entreprises et plus de protection pour les salariés, selon le fameux modèle scandinave de flexisécurité. Jean-Marc Ayrault a estimé que l’objectif a été atteint le 11 janvier avec un accord national interprofessionnel (ANI) « au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi », signé par trois syndicats minoritaires (CFDT, CFTC et CFE-CGC).
Les ministres du Travail et de l’Économie, Michel Sapin et Pierre Moscovici, ont aussitôt appelé les parlementaires à le « respecter » lorsqu’il leur sera transposé dans un projet de loi, soumis au Parlement en avril et en mai. L’accord patronat-syndicats « n’enthousiasme pas tous les socialistes que je croise, loin de là, et je pense qu’il