Dans le cortège des pro « mariage pour tous »

La manifestation des partisans du « mariage pour tous » a rassemblé, dimanche 27 janvier à Paris, entre 125 000 et 400 000 manifestants selon les sources. Diaporama.

Politis.fr  et  Nina Bontemps-Terry  • 28 janvier 2013
Partager :
Dans le cortège des pro « mariage pour tous »


Photos Nina Bontemps-Terry

À en croire les organisateurs, la foule était plus fournie que prévu, dimanche 27 janvier à Paris, pour la manifestation des partisans du « mariage pour tous ». La police a dénombré 125 000 manifestants, soit trois fois moins que le chiffre qu’elle annonçait il y a deux semaines dans les trois cortèges d’opposants au projet de loi (340 000 personnes).
Lire > « Manif pour tous » : une opération de com’ bien huilée

Mais selon l’Inter-LGBT (qui annonce 400 000 manifestants), l’opération reste une « réussite » en comparaison avec le dernier rassemblement des partisans du texte, le 16 décembre (60 000 personnes selon la police). Il faut aussi ajouter à ces chiffres les quelques 100 000 manifestants que l’Inter LGBT comptabilisait samedi dans plusieurs villes de France.

63 % des sondés en faveur du « mariage pour tous »

Outre cette guerre des chiffres, la « bataille de l’opinion » semble de plus en plus en faveur du projet de loi. Selon un dernier sondage Ifop, 63 % des Français interrogés approuvent le mariage homosexuel alors que 49 % (+3 points) se déclarent favorables à l’adoption par des couples du même sexe.

L’examen du projet de loi débute ce mardi à l’Assemblée, avec notamment une somme de 5 300 amendements déposés par l’opposition.


Dans le cortège, on a aperçu les militantes féministes de Femen, qui manifestent seins nus, comme à leur habitude.

Illustration - Dans le cortège des pro « mariage pour tous »


Illustration - Dans le cortège des pro « mariage pour tous »


Illustration - Dans le cortège des pro « mariage pour tous » - Photos : Marion Geoffray

Société
Temps de lecture : 2 minutes
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

Au quartier pour mineurs de la prison de Metz, « sans liberté, on fait comme on peut »
Reportage 20 février 2026 abonné·es

Au quartier pour mineurs de la prison de Metz, « sans liberté, on fait comme on peut »

Au quartier pour mineurs du centre pénitentiaire de la ville de Moselle, si les surveillants sont en jogging et les jeunes ne sont plus envoyés au quartier disciplinaire, ces mesures n’ont pas fait disparaître le contrôle et l’isolement, intrinsèques à l’enfermement.
Par Pauline Migevant
« L’expression “ferme France” perpétue un imaginaire paysan bleu-blanc-rouge »
Entretien 20 février 2026 abonné·es

« L’expression “ferme France” perpétue un imaginaire paysan bleu-blanc-rouge »

L’historien Anthony Hamon décrit l’évolution des syndicats agricoles en France, et la façon dont la politique française vante les mérites d’un monde agricole unifié qui occulte ses disparités sociales.
Par Vanina Delmas
Agriculture responsable : que peuvent les petites communes ?
Reportage 19 février 2026

Agriculture responsable : que peuvent les petites communes ?

Certaines collectivités tentent de se réapproprier la politique agricole à l’échelle communale. Pour lutter contre la disparition des petites fermes, et favoriser une alimentation bio et locale.
Par Vanina Delmas
Enquête, extrême droite, impacts politiques après la mort de Quentin Deranque : nos réponses
Direct 19 février 2026

Enquête, extrême droite, impacts politiques après la mort de Quentin Deranque : nos réponses

Après la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, suite à une rixe avec des antifascistes à Lyon le 14 février, posez vos questions à la rédaction de Politis. Instrumentalisation de l’extrême droite, isolement de la France insoumise, banalisation du fascisme : les réactions après « l’homicide volontaire », selon les termes du procureur de Lyon, ont souligné un véritable séisme politique.
Par Politis