PS-Parti de gauche : la polémique continue
L’AFP fait son mea culpa, en corrigeant les propos qu’elle prêtait dimanche à Jean-Luc Mélenchon, après la diffusion d’un enregistrement par Politis.fr. Harlem Désir persiste et signe.
La polémique qui s’est enflammée dimanche entre le PS et le Parti de gauche sur la base de propos tronqués n’est pas close. Après la diffusion, dimanche soir sur Politis.fr, d’un enregistrement rectifiant les propos complets, certains acteurs de ce mélodrame ont changé de ligne. D’autres pas.
Lire > Ce qu'a VRAIMENT dit Mélenchon...
L’Agence France Presse, dont la première dépêche publiée samedi peu après 19 h était à l’origine de l’emballement, a reconnu son erreur et rectifié les propos du co-président du Parti de gauche dans une seconde dépêche, ce lundi peu après 8 h.
« Un débat a parcouru durant toute la journée de dimanche les réseaux sociaux sur la teneur précise des déclarations de M. Mélenchon, indique l’agence. Des internautes et des journalistes estimant que la version initialement diffusée par l'AFP - "un comportement de quelqu'un qui ne pense pas français, qui pense finance internationale" - prêtait plus le flanc à l'accusation d'antisémitisme. »
Dans sa première dépêche, l’agence attribuait à Jean-Luc Mélenchon des propos légèrement différents : Pierre Moscovici « ne pense pas français, mais pense dans la langue de la finance internationale ».
«Une sémantique qui a fait des ravages dans les années 1930»Le journaliste Jean Quatremer, qui était parmi les premiers à condamner sur Twitter les propos supposés de Mélenchon, a fait amende honorable, toujours sur le réseau social.
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