Chávez : une figure à dépasser

La campagne présidentielle de Nicolas Maduro se place sous l’aura du président défunt. Une stratégie gagnante à court terme, mais difficile à tenir au-delà des élections du 14 avril. Correspondance de Jean-Baptiste Mouttet.

Jean-Baptiste Mouttet  • 11 avril 2013 abonné·es

Serions-nous revenus en octobre 2012, lors de l’élection présidentielle qui a vu gagner Hugo Chávez avec 55,25 % des suffrages ? L’ancien président socialiste est omniprésent durant cette campagne organisée dans l’urgence à la suite de son décès, le 5 mars dernier. Les affiches d’octobre ont été ressorties et accrochées fièrement aux fenêtres des petites maisons des barrios, ces quartiers populaires semblables aux favelas brésiliennes. «   Chávez, cœur de ma patrie   », clament-elles avec le V remplacé par un cœur. Au fil de la campagne, les affiches de Nicolas Maduro apparaissent : «   Depuis mon cœur, Maduro président.   » Cette fois, c’est le A de Maduro qui s’est transformé en cœur. Les militants socialistes et les graffitis le répètent : «   Chávez n’est pas mort, il s’est multiplié. » Le 14 avril, les Vénézuéliens voteront en mémoire de Chávez. Dans le barrio du 23 de Enero, bastion chaviste, Orenly

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