Le collectif « Roosevelt » ajoute sa voix à la fronde contre l’austérité

Le mouvement lancé en 2012 se réunira devant l’Assemblée chaque semaine jusqu’au 12 juin, pour porter 15 mesures pour une autre politique économique.

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Après la manifestation «  coup de balai  » du Front de gauche et les critiques qui surgissent de toute part, c'était mardi soir au tour du collectif « Roosevelt » d'exprimer son rejet de la politique économique du gouvernement socialiste. En rang serré devant l'Assemblée nationale, environ 200 personnes étaient réunies dans le sillage de quelques figures : le conseiller régional d'Île-de-France Pierre Larrouturou, un des instigateurs du mouvement avec Stéphane Hessel ; des intellectuels (la cofondatrice d'Attac Susan George, le philosophe Patrick Viveret) ; des humoristes (Guy Bedos, Bruno Gaccio) et des représentants de la société civile. 

Depuis un an, ce mouvement défend 15 mesures pour éviter l’effondrement de l’économie et redresser la courbe du chômage, « sans la croissance » : la création d’un impôt sur les bénéfices, un développement du chômage partiel pour limiter les licenciements, une extension des allocations chômage, la séparation des banques de prêt et d’investissement, le partage du temps de travail, une refonte des institutions européennes, etc. Il exhorte aujourd’hui la majorité à changer de cap, pour contrer la montée annoncée du Front national.  

Assez critiques envers la ligne dure de Jean-Luc Mélenchon, les membres du collectif Roosevelt se présentent en amis exigeants de la majorité. Pierre Larrouturou, qui a repris l’année dernière sa carte au Parti socialiste après l’avoir quitté en 2009, portait en octobre une motion 1 au congrès socialiste de Toulouse, en reprenant la plupart des propositions du collectif Roosevelt. 

Aujourd’hui, le collectif Roosevelt espère un soulèvement « citoyen », dans la filiation « constructive » du mouvement des Indignés, qui célèbre cette semaine ses deux ans.   

Depuis l’élection de François Hollande, les entrevues des membres du collectif avec les ministres, les conseillers et les parlementaires se sont multipliées. Quinze députés ont demandé que le collectif puisse être auditionné par le président du groupe socialiste à l’Assemblée, Bruno Le Roux. « Nos propositions se diffusent au sein des ministères, même si elles ne sont pas encore reprises » , affirme Benjamin Grimont, coordinateur du collectif Roosevelt.

Le collectif se réunira tous les mardis jusqu’au 12 juin devant l’Assemblée et entend rappeler à Jean-Marc Ayrault et à Arnaud Montebourg qu’alors qu’ils étaient encore de simples députés, ils avaient signé les 15 propositions pour une autre politique économique.


  1. « Oser. Plus loin, plus vite », cosignée notamment par Stéphane Hessel 


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