Le coup du mépris

Avec Jean-Marc Ayrault sur TF 1, on a eu l’impression d’un terrible divorce social avec les manifestants de l’après-midi. Plus qu’un désaccord, un abîme culturel.

Denis Sieffert  • 9 mai 2013 abonné·es

Quand il s’agit d’information, le manifestant du Front de gauche est d’un naturel incrédule. Il n’y croit guère, mais il n’en rate pas une miette. C’est sa contradiction. Un peu comme un athée qui irait à la messe chaque dimanche. Pour notre part, nous nous sommes toujours refusé à instruire le procès des « médias » en général et, plus encore, celui des journalistes. Trop avertis que nous sommes de la complexité des rouages de l’information, de la pluralité des opinions, là comme ailleurs, ainsi que des effets en trompe-l’œil que peut produire une poignée d’éditorialistes. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que, dimanche soir, le manifestant incrédule du Front de gauche aura trouvé dans la grand-messe du «20 heures» de quoi alimenter sa

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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