Un garçon saisi par la mue

Avec la Nuit du capricorne, le jeune auteur Grégoire Carlé donne corps aux frémissements d’une enfance en voie d’achèvement.

Marion Dumand  • 9 mai 2013 abonné·es

«Une chaude nuit d’été. Les années 90, le vide des banlieues résidentielles, leurs squares, leurs canaux endormis. » Voilà : le cadre est planté dès les deux premières phrases. Autour des pavillons, on voit presque les arbres bruire. De fines lignes horizontales parcourent les surfaces claires, les aplats noirs absorbent les angles, les tuiles des toits sont pattes de mouche à l’encre de Chine. La nuit de Grégoire Carlé est tombée. Pas n’importe laquelle, non, la Nuit du capricorne. Rongeur de bois et creuseur de galeries, cet insecte ouvre l’album et perturbe le calme. Un jeune garçon l’écoute, aux prises avec son propre dédale. Ne plus être

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Littérature
Temps de lecture : 4 minutes
#BD