Barroso, si détestable…

Les attaques de ministres et d’élus socialistes contre le président de la Commission européenne sont bien trop virulentes pour ne pas être suspectes. Décryptage.

Michel Soudais  • 4 juillet 2013 abonné·es

Haro sur le baudet. Depuis quelques semaines, José Manuel Barroso est une cible de choix dans les rangs du gouvernement. Après la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot, Arnaud Montebourg l’accusait d’être «  le carburant du Front national [et] de Beppe Grillo », et le responsable de l’immobilisme et de la paralysie de l’Europe. Des propos partagés « sur le fond » par le gouvernement, a fait savoir Najat Vallaud-Belkacem. De fait, plusieurs ministres et responsables socialistes ont vivement répliqué à la critique violente que le président de la Commission européenne a faite de la volonté de la France d’exclure le secteur audiovisuel du mandat de négociations commerciales avec les États-Unis. «  Cela fait partie de ce programme antimondialisation que je considère comme totalement réactionnaire », avait-il

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Politique
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