Parutions de la semaine

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Retraites : l’alternative cachée

Attac-Fondation Copernic, Syllepse, 83 p., 5 euros.

Les économistes d’Attac et de la Fondation Copernic font le pari, avec ce petit livre très argumenté, que les travailleurs, les retraités et les citoyens sont capables de mettre au jour les idées reçues – et fausses – qui accompagnent la quatrième réforme des retraites. Ainsi, la nouvelle réforme repose sur une erreur de diagnostic, reconnue par le Conseil d’orientation des retraites : les déficits annoncés des caisses n’ont rien à voir avec la démographie, ils sont dus, pour des montants équivalents, à la crise, qui bloque l’activité, l’emploi et les cotisations sociales. Ainsi, vouloir diminuer les déficits publics par l’austérité ne fait qu’accroître ces derniers. Pour sortir de cet engrenage, les auteurs proposent plusieurs scénarios concrets pour un nouveau projet de réforme.

Dette : 5 000 ans d’histoire

David Graeber, Les liens qui libèrent, 624 p., 29,90 euros.

Anthropologue et économiste, David Graeber, initiateur d’Occupy Wall Street à New York, s’attaque à l’histoire de la dette pour renverser les théories admises, en particulier le postulat selon lequel les dettes « doivent » être remboursées. Cet ouvrage s’emploie à démontrer que l’endettement est en fait une construction sociale fondatrice du pouvoir : aujourd’hui, les emprunteurs pauvres sont enchaînés aux systèmes de crédit. Et l’histoire montre que le meilleur moyen de justifier des relations fondées sur la violence, de les faire passer pour morales, « est de les recadrer en termes de dettes – cela crée aussitôt l’illusion que c’est la victime qui commet un méfait ».

Des associations citoyennes pour demain

Didier Minot, éditions Charles-Léopold Mayer, 279 p., 20 euros.

Ce livre ne cherche pas à défendre indistinctement toutes les associations qui relèvent de la loi de 1901. La réflexion est centrée sur les associations citoyennes qui contribuent à la construction du bien commun, défini dans une « charte de principes » élaborée par un collectif. Il s’agit aussi de montrer le travail de centaines de milliers d’associations locales, petites ou grandes, invisibles aux yeux de l’opinion, car seule une minorité d’entre elles se situent dans une logique d’entreprise au sens européen du terme. Les initiatives de citoyens tentent de répondre à la crise globale, financière et écologique. Ainsi, l’action associative suggère la nécessité d’un vaste mouvement de réforme pour les décennies à venir. L’ouvrage nous en fait découvrir quelques aspects.


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