Manuel Valls, une rhétorique très adroite

Le ministre de l’Intérieur marie sans complexes libéralisme économique et surenchère sécuritaire. Dénoncé à sa gauche, il est, pour l’instant, protégé par sa popularité dans l’opinion publique.

Pauline Graulle  • 24 octobre 2013 abonné·es

Depuis son arrivée place Beauvau, il n’a cessé de cultiver son personnage à contre-courant des valeurs de gauche. Mais, ce 24 septembre sur France Inter, Manuel Valls est allé plus loin. Trop loin peut-être. Sa sortie sur les Roms qui auraient « vocation » à rentrer en Roumanie a déclenché des jours de polémique. Rebelote la semaine dernière avec une nouvelle controverse : « l’affaire Leonarda ». Où l’on découvrait au passage qu’en allant arrêter les enfants aux abords des écoles, la gauche renouait avec les pratiques abandonnées même par Nicolas Sarkozy… Manuel Valls, qui rêve de l’Élysée, a décidé de reprendre en main l’agenda médiatique. Pour en être le centre. Rien n’est laissé au hasard par l’ancien dircom de Jospin et de Hollande. En pleine polémique sur le départ de Leonarda, celui qui ferait presque passer le discours de Grenoble pour un morceau d’humanisme faisait dire à l’un de ses fidèles, Luc Carvounas,

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Publié dans le dossier
La gauche immorale
Temps de lecture : 5 minutes