Samia Ghali, la socialiste qui voudrait faire autorité

Inconnue il y a un an, l’élue des quartiers nord de Marseille a créé la surprise en atteignant le second tour des primaires. Ses positions sécuritaires n’ont rien à envier à la droite la plus musclée.

Fériel Alouti  • 24 octobre 2013 abonné·es

Avec ses talons hauts, ses vestes aux couleurs pétantes et son phrasé décomplexé, Samia Ghali n’a pas fini de faire parler d’elle. Cash pour certains, populiste pour d’autres, l’élue socialiste ne laisse personne indifférent. À 44 ans, celle que l’on surnomme «   l’insoumise   » ou «   la courageuse   » n’hésite pas à bousculer les lignes politiques de son parti. Quand, à la fin de l’été 2012, la sénatrice des Bouches-du-Rhône demande l’intervention de l’armée pour lutter contre les dealers des quartiers nord, beaucoup pensent que les médias vont vite se lasser du personnage. Mais, un an plus tard, les caméras raffolent toujours de Samia Ghali et de sa personnalité brute de décoffrage. Dans son autobiographie [^2], cette socialiste d’un genre un peu particulier se dépeint en combattante. Elle retrace les grandes lignes d’une enfance difficile et multiplie les anecdotes personnelles. Autant de témoignages de son courage et de son opiniâtreté, pensent ses proches. Du « storytelling » qui vise à se construire un personnage politique atypique et exemplaire, estiment les autres. À l’image de Marseille, la maire des quartiers nord montre que, malgré les difficultés, elle s’en est sortie. «   C’est

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Publié dans le dossier
La gauche immorale
Temps de lecture : 7 minutes