Rythmes scolaires : la FCPE fait la leçon aux maires

Alors que le collectif des maires contre la réforme des rythmes scolaires s'apprête à réagir à l'intervention du Premier ministre, la FCPE invitent les élus à faire des efforts.

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Illustration - Rythmes scolaires : la FCPE fait la leçon aux maires
Les maires sont réunis en congrès , porte de Versailles, à Paris. Échauffés par le rappel à l'ordre de Vincent Peillon, le 15 novembre, leur signalant qu'ils n'ont pas la compétence d'empêcher les écoles de leur commune d'appliquer le décret sur les rythmes scolaires, ils attendent l'intervention du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, pour réagir.

Pendant ce temps, la FCPE, fédération des conseils de parents d'élèves, les encourage à « trouver des solutions grâce à la concertation et à mettre tout en œuvre pour que cela fonctionne » .

«En réformant les rythmes scolaires, on ouvre la possibilité de mieux harmoniser l’organisation des différents temps de vie de l’enfant. Ces changements ont des conséquences directes sur les habitudes des adultes, et demandent un temps d’adaptation. (...)
Les activités périscolaires réparties dans la semaine doivent être l’occasion d’expérimenter de nouvelles formes du « vivre ensemble » à travers des activités culturelles ou sportives, des moments de découverte collective, mais aussi de détente, voire de repos.»

Sur la question budgétaire, le nerf de la guerre en l'occurrence, la FCPE tranche :

« Nous soutenons l’idée qu’aucun enfant ne doit être exclu de ces activités périscolaires. Pour cette raison, nous réclamons, à vos côtés, la transformation des fonds d’amorçage en fonds pérenne. La contrepartie étant bien entendu, la gratuité de ces activités pour les familles.
Ces aides de l’Etat n’empêcheront pas, de votre part, des priorités budgétaires et des choix politiques pour participer à la construction de l’avenir. De notre côté, nous continuons de considérer l’éducation, comme un investissement et non comme une charge. »

Signée Paul Raoult, président national de la FCPE, cette lettre ne serait probablement pas reniée par la majorité des parents FCPE. Mais le bureau national milite avec ferveur pour la réforme, ce qui n'est pas le cas de tous les membres de la fédération, notamment à Paris, où la mise en place est difficile en particulier en maternelle.

La Peep, fédération de parents d'élèves classée à droite, milite de son côté pour l'abrogation du décret pour les maternelles et pour des assouplissements en élémentaire.

**A lire :

-Sur politis.fr : Rythmes scolaires, entre exaspération et perplexité.


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