Quand Soral drague les musulmans

Égalité & Réconciliation cherche une synthèse entre droite réactionnaire et enfants d’immigrés. Mais son succès demeure limité.

Erwan Manac'h  • 9 janvier 2014 abonné·es

«Les ennemis de mes ennemis sont mes amis. » Voilà l’axiome qui devrait sceller, dans l’esprit d’Alain Soral, l’alliance de la communauté musulmane de France avec l’extrême droite, contre « l’Empire mondialisé ». « C’est dans mon intérêt de catholique blanc que la communauté musulmane soit puissante en France. Il faut un rééquilibrage communautaire pour faire poids contre la communauté toute-puissante », lance ainsi l’essayiste. S’ensuit une série d’appels du pied : une théologie de l’amitié islamo-chrétienne (les deux religions condamnent le prêt à intérêt, à l’inverse des juifs et des protestants) ; une critique de la laïcité, nouvelle « religion d’État » islamophobe ; des missives contre le

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Temps de lecture : 4 minutes