« À Grenoble, on réinvente la gauche »
La liste de l’écologiste Éric Piolle, soutenue par le Parti de gauche et EELV, et formée pour moitié de candidats sans étiquette, tient tête au socialiste Jérôme Safar, qui veut succéder à Michel Destot.
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«U n jour, mon mari me raconte, décomposé, que le conseil régional projette de détruire le lycée Mounier, où il a été élève », raconte Kheira Capdepon, employée dans une cantine scolaire. C’était en 2010, et les justifications de l’opération apparaissent rapidement suspectes (voir encadré). Lycéens, parents, enseignants, personnel administratif se mobilisent, appuyés par certains partis politiques – Front de gauche et Europe Écologie-Les Verts (EELV), surtout. Kheira Capdepon rejoint les militants.
En octobre dernier, quand le collectif Mounier remporte son bras de fer, Kheira n’en reste pas là. Elle rejoint le Réseau citoyen, qui coalise plusieurs mobilisations grenobloises avec l’objectif de s’engager lors de l’élection municipale. « Une suite logique. Née en Algérie, élevée à Vaulx-en-Velin et témoin des émeutes urbaines, j’ai refusé de subir les choses comme mes parents. De gauche, je ne m’y retrouve pas avec les socialistes. Ils nous ont servi tellement de mensonges dans l’affaire du lycée… J’ai d’ailleurs retrouvé des “Mounier” au Réseau citoyen. J’ai envie de construire pour les générations qui arrivent. » Kheira Capdepon a toutes les chances d’intégrer la
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