Budget : une mobilisation pour éviter l’austérité annoncée

À l’approche du vote final du PLFSS, près de 150 rassemblements ont eu lieu mardi à l’appel de la CGT, FSU et Solidaires. À Paris, le cortège était clairsemé, mais déterminé, dénonçant un budget austéritaire, la possibilité d’une adoption par ordonnances et une « année blanche » qui gèlerait les prestations sociales.

William Jean  • 2 décembre 2025 abonné·es
Budget : une mobilisation pour éviter l’austérité annoncée
Manifestation contre le budget en discussion à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 décembre 2025.
© William Jean

Environ deux mois après sa présentation, la bataille pour le budget se poursuit. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2026 arrive en deuxième et dernière lecture à l’Assemblée nationale. Plusieurs organisations syndicales et associations entendent tout de même maintenir la pression. À l’initiative de la CGT, de Solidaires et de la FSU, près de 150 mobilisations ont été organisées ce mardi 2 décembre partout en France.

À Paris, le rendez-vous est donné à 14 heures, place de la Bourse. Le cortège reste clairsemé en début d’après-midi, malgré les 50 000 participants revendiqués dans la matinée sur l’ensemble du territoire par la CGT. Une mobilisation aux allures de sprint tandis que le texte devrait atterrir dans les mains du Sénat le 15 décembre. Alors que la date limite est fixée au 23 décembre à minuit.

Dans la foule, un même constat revient : le budget 2026 est perçu comme un nouveau tournant austéritaire. « On se perd dans le budget, mais on voit quand même la suite de la politique de casse sociale », résume Samuel, enseignant. Le PLFSS, texte technique de plusieurs centaines de pages, entretient un certain flou, mais celui-ci ne semble pas freiner la détermination des participants. Pour Paul, en recherche d’emploi, ce flou n’a rien d’innocent : « le gouvernement joue la montre pour pouvoir appliquer sa version du budget ».

Une procédure par ordonnances, prévue par la Constitution, permettrait en effet à l’exécutif de faire adopter le texte. Une éventualité pour appliquer le budget même en cas de désaccord entre l’Assemblée et le Sénat. Un « contournement passif » du Parlement, et une façon, pour l’exécutif, d'enjamber le débat démocratique en gardant les mains propres de l’utilisation d’un 49.3.

Des mesures qui inquiètent

Le monde de l’enseignement s’est également fait entendre. Paul, assistant d’éducation dans un

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