Une population plus inquiète que mobilisée

La stratégie de la tension engagée par Vladimir Poutine, qui continue de faire planer l’hypothèse d’une intervention russe dans l’est du pays, peine à rencontrer une large adhésion populaire.

Claude-Marie Vadrot  et  Clémence Duneau  • 17 avril 2014 abonné·es

Vue du centre de Slaviansk, ville de 120 000 habitants de l’Est ukrainien, la situation n’est pas simple à comprendre, même pour la population. La foule ne se pressait pas, mardi matin, pour soutenir les « militaires » inconnus qui ont pris le contrôle de trois bâtiments. Deux appartenant à la police et un à l’administration de la région. Pas de soutien populaire visible, mais pas non plus de grande démonstration de protestation. C’est la perplexité et l’inquiétude qui l’emportaient.

Les occupations en cours, les déposes de drapeaux ukrainiens remplacés par les couleurs russes ne passionnent qu’une foule clairsemée – essentiellement des femmes et quelques miliciens munis de gourdins et de boucliers. Les habitants de cette cité, située à une centaine de kilomètres de la frontière de la Fédération de Russie, vaquent à leurs occupations quotidiennes

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Monde
Temps de lecture : 5 minutes

Pour aller plus loin…

La Cisjordanie occupée, dans l’abîme
Analyse 9 septembre 2026

La Cisjordanie occupée, dans l’abîme

Violences physiques, incendies, destructions de champs d’oliviers, vols de bétails… Chaque jour, la liste des agressions commises par des colons israéliens s’allonge dans le territoire. Et aucune décision politique forte ne met fin à cette spirale de violences contre les Palestinien·nes.
Par Céline Martelet
Palestinien·nes réfugié·es en France : « Je m’étais forcé à ne plus y croire »
Témoignage 9 septembre 2026 abonné·es

Palestinien·nes réfugié·es en France : « Je m’étais forcé à ne plus y croire »

Discrètement et au compte-gouttes, les autorités françaises reprennent les évacuations de la bande de Gaza. Fin août, quarante-quatre personnes sont arrivées à Paris. Parmi elles, des lauréat·es du programme Pause. Ce dispositif de mise à l’abri de chercheur·ses et d’artistes était suspendu depuis un an.
Par Céline Martelet et Alexandre Rito
Au Caire, le silence devient un privilège de classe
Reportage 28 août 2026 abonné·es

Au Caire, le silence devient un privilège de classe

Dans la mégalopole où le bruit fait partie de l’identité collective, les plus riches achètent désormais ce que la ville offre de plus rare : du calme.
Par Rémi Guyot
Le cercle des poètes de Gaza
Reportage 21 juillet 2026 abonné·es

Le cercle des poètes de Gaza

Ils ont entre 18 et 25 ans. À l’appel de l’Institut français de Gaza et de l’ONG Academic Solidarity with Palestine, une soixantaine de jeunes Gazaouis ont envoyé des poèmes et des vidéos en français pour dire la guerre, les absents ou encore l’avenir qu’ils tentent d’imaginer.
Par Alice Froussard