Europe : de très mauvais arguments…
59 % des Européens n’ont pas confiance dans l’Union européenne et, sans surprise, cette défiance épouse la courbe du chômage.
dans l’hebdo N° 1303 Acheter ce numéro

À dix jours des élections du 25 mai, nous assistons à l’habituel retour du prêchi-prêcha européen. Le président de la République, notamment, dans une longue tribune au Monde, et le Premier ministre, sur TF1 [^2], y sont allés de leurs discours aussi moralisateurs que mortellement conventionnels. On connaît la chanson : d’un côté, la Modernité, l’Avenir, l’Ouverture ; de l’autre, le Passéisme, la Ringardise, l’étroitesse d’esprit et le nationalisme. Bref, le purgatoire de l’arriération mentale et de la régression. Il n’y a pas de place dans cette caricature pour ceux qui sont convaincus que l’Europe est un espace pertinent du combat social, écologiste et démocratique, mais qui refusent l’alternative « Europe libérale » ou « repli nationaliste ». Ce chantage a aujourd’hui perdu de son efficacité. Et, à force d’être ressassé, il a
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