Aux origines du Jihadistan

Les États-Unis en sont réduits à se tourner vers l’Iran pour bloquer la progression des jihadistes en Irak. L’« axe du Mal » va-t-il devenir « l’axe du Bien » ?

Denis Sieffert  • 19 juin 2014 abonné·es

Qui se souvient de Lewis Paul Bremer ? Les Irakiens, eux, ne l’ont pas oublié. C’est en effet à ce personnage que George W. Bush avait confié la tâche d’administrer l’Irak à partir du mois de mai 2003, soit quelques semaines après l’invasion américaine. Ce « proconsul » s’était alors illustré par une série de décisions qui prouvent que le fanatisme n’est pas le seul apanage des islamistes les plus radicaux. Avec la rigidité mentale propre aux néoconservateurs américains, Bremer n’avait eu de cesse de mettre à l’écart tous les sunnites, au prétexte qu’ils appartenaient à la même branche de l’islam que Saddam Hussein. Des centaines de milliers d’hommes ont ainsi été exclus de l’armée et de la fonction publique. Et l’administration anéantie. Sa politique, qui était aussi celle de son mentor à la

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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