On évalue bien les États

Depuis le début de la crise, les responsables politiques de tous bords fustigent, tout en les craignant, les agences de notation.

Lena Bjurström  • 19 juin 2014 abonné·es
On évalue bien les États
© Photo : OZDEL / Anadolu /AFP

«Ce sont des garçons en culottes courtes. Ils se réunissent, lisent la presse et mettent des notes. » Selon Arnaud Montebourg, ministre de l’Économie, les agences de notation n’ont « aucune crédibilité ». « Mais qui sont ces gens ? », s’indignait de même Jean-Luc Mélenchon en 2011. À l’époque, les dégradations successives des notes de pays de la zone euro alimentent la colère contre les agences de notation. Jusqu’à Nicolas Sarkozy qui, tout en les fustigeant, s’appuie sur leurs notes pour mieux justifier la réduction des dépenses publiques. Depuis la crise des subprimes, qu’elles n’ont d’ailleurs jamais vu venir, les agences de notation ploient sous les critiques de nos gouvernants. Qui, pourtant, attendent toujours avec un brin d’anxiété les résultats de leur évaluation.

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