Lipietz ou le pragmatisme
Exclu d’EELV pour s’être allié à un candidat de l’UMP à Villejuif aux dernières municipales, le Vert historique explique son geste par les réalités de la politique locale.
dans l’hebdo N° 1310 Acheter ce numéro

U n ténor d’EELV qui pactise avec l’UMP en pleine campagne municipale ? Trois mois plus tard, le choix d’Alain Lipietz garde encore une part de mystère. L’histoire commence mi-mars par une fuite dans la presse : la tête de liste EELV à Villejuif (Val-de-Marne), Natalie Gandais, et son compagnon et colistier, Alain Lipietz, auraient décidé de se ranger derrière la droite locale (UMP et UDI) pour battre la maire PCF sortante. Stupeur parmi les amis de Cécile Duflot. D’autant que Lipietz est réputé pour son engagement à la gauche des Verts. « Honte », « déchéance », « naufrage » : Jean-Vincent Placé et Emmanuelle Cosse dénoncent cette « alliance contre-nature ». Illico, Lipietz et Gandais sont suspendus du parti, qui leur retire le logo entre les deux tours. L’état-major d’EELV prend fait et cause pour la communiste Claudine Cordillot. Laquelle est largement battue, le 30 mars, par le candidat UMP – mais élu sous l’étiquette « Liste citoyenne » – Franck Le Bohellec, qui devient maire… et nomme Natalie Gandais première adjointe.
Dans le petit jardin de son pavillon recouvert de panneaux solaires, Alain Lipietz tire une longue bouffée sur sa pipe : « Pour comprendre notre démarche, il faut revenir à ce que c’est de vivre dans cette ville qui a été un
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