Burkina Faso : Une forte tradition de résistance
Après la chute de Blaise Compaoré et l’intervention de l’armée, la population exige un véritable processus démocratique. Une révolte aux racines déjà anciennes.
dans l’hebdo N° 1326 Acheter ce numéro

La situation restait tendue, mardi, à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Après la chute du président Blaise Compaoré, la haute hiérarchie militaire a placé à la tête du pays le lieutenant-colonel Isaac Zida, numéro 2 de la garde présidentielle. Mais l’opposition, la société civile et la population réclament un pouvoir civil.
La journée du 2 novembre a été particulièrement éprouvante. Les manifestants s’étaient rassemblés sur la place de la Nation pour protester contre la confiscation du pouvoir par l’armée. Mais les militaires les ont chassés à coups de gaz lacrymogène et de tirs de sommation. Dispersant aussi plusieurs
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