Un mal sournois

Le racisme n’est pas seulement le crime de sang du policier blanc et le crime moral du tribunal, c’est aussi un rapport social.

Denis Sieffert  • 4 décembre 2014 abonné·es
Un mal sournois
© **P.-S. :** *Politis* est engagé dans deux initiatives au cours de la prochaine semaine. Le 9 décembre, un colloque se tient sur le thème « Penser autrement les migrations pour en parler différemment » (voir l’agenda). Le 13 décembre, c’est la Journée internationale contre l’islamophobie (voir p. 9) à laquelle nous prendrons part.

Le mal n’est pas toujours identifié, mais le racisme n’en est pas moins omniprésent dans nos sociétés, la plupart du temps banalisé, sournois, et comme inscrit dans une sorte de normalité. Or, voilà que deux « événements », à tout point de vue éloignés l’un de l’autre, réveillent les consciences aux États-Unis et en France. L’un dépasse de beaucoup la rubrique « faits divers » dans laquelle il figure, l’autre déborde de la chronique culturelle. À Ferguson, une petite ville du Missouri, c’est un tribunal qui acquitte un policier blanc, meurtrier d’un jeune Noir. Un jugement qui est intervenu deux jours après qu’un gamin noir de Cleveland eut été lui aussi tué par un policier blanc, immédiatement innocenté. Chaque fois, l’alibi est le même : légitime défense. Et pourtant, à

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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