Un village libéré (« À flux détendu »)

L’avant-dernière saison d’ Un village français, dont les six premiers épisodes viennent d’être diffusés sur France 3.

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La libération du pays est en bonne voie. De Gaulle prononce son discours, d’emblée historique, du Paris « martyrisé » mais « libéré », que retransmettent les postes de TSF. Ainsi commence l’avant-dernière saison d’ Un village français, dont les six premiers épisodes viennent d’être diffusés sur France 3. Une série à succès. On dit que les chaînes ne sont plus preneuses de fiction se déroulant sous l’Occupation, car le public s’en serait lassé. Il faut croire que ce n’est pas tout à fait vrai. Mais alors ? Quelques hypothèses : outre la qualité de nombre de ses comédiens, de l’intelligence des données historiques transformées en fiction, et de l’efficacité de la mise en scène, qui évite les affreux effets de caméra façon « faux reportage », Un village français déroule un scénario truffé de rebondissements accrocheurs. J’avoue que cette hystérie du rebondissement a le don de m’irriter. Il ne se passe pas 5 ou 10 minutes sans qu’une ficelle narrative ne soit actionnée. Un des personnages se retrouve alors dans une situation cornélienne : sauver son amour ou son groupe, son pays ou sa peau.

Bref, jusqu’ici, Un village français c’était « le choix de Sophie » permanent. Mais voilà qu’avec cette nouvelle saison, le récit a tendance à se calmer. Les dénouements approchent, l’action a de moins en moins besoin d’être relancée. Pour le « pool » de scénaristes qui travaille sur cette série, c’est aussi reposant. Du coup, on assiste à des épisodes vraiment étonnants. Le sixième, en particulier, où Lucienne (Marie Kremer, toujours très bien) découvre que le soldat allemand blessé, gravement brûlé, n’est autre que Kurt (Samuel Theis, oui, le coréalisateur du récent Party Girl  !), son unique amour et le père de sa fille. Cet épisode tire sa force de ce huis clos de souffrance, de foi et d’amour. Ouf ! Un village français se libère de la tyrannie du rebondissement !


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