Disparition : René Vautier, cinéaste de la contestation

René Vautier a tiré sa révérence ce dimanche 4 janvier, à l’âge de 86 ans.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


Né le 15 janvier en 1928, René Vautier a tiré sa révérence ce dimanche 4 janvier, à l’âge de 86 ans. On va beaucoup parler du film le plus connu du cinéaste, Avoir vingt ans dans les Aurès, qui raconte notamment la désertion d’un soldat français en Algérie, refusant l’exécution sommaire d’un prisonnier algérien. Présenté à la Semaine de la critique à Cannes, en 1972, le film s’inscrivait dans la veine de ses précédents métrages et dans l’esprit du réalisateur, qui, résistant en 1943, avait suivi les cours de l’Idhec avant de tourner, en 1950, Afrique 50, évoquant les violences des autorités coloniales en Côte d’Ivoire et au Mali. Le film sera censuré durant quarante ans et coûtera à Vautier un an de prison. Le réalisateur épouse ensuite la cause algérienne ( Une nation l’Algérie, en 1954, qui lui vaut d’être attaqué pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État », et Algérie en flammes, en 1958) et signe encore plusieurs documentaires militants, notamment consacrés aux luttes ouvrières.


À voir : René Vautier en Algérie , coffret DVD réunissant 15 films réalisés entre 1954 et 1988, paru récemment aux Mutins de Pangée.

Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.