Le verbe chassé par le verbiage

Les grands entretiens ont disparu du petit écran. La faute à un genre qui ne correspond plus à ce qu’est devenue la télévision.

En juin 1986, Bernard Pivot reçoit Georges Dumézil (ou plutôt l’inverse, les caméras étant installées au domicile parisien du philologue). L’entretien dure plus d’une heure. Dumézil est dans son univers, au milieu de ses œuvres. Celles qu’il a écrites, derrière lesquelles il s’efface, celles qu’il a lues. C’est un homme du XIXe siècle, né en 1898, et qui s’en amuse. « Ce siècle avait moins deux ans. Et, entre ma naissance et la date d’aujourd’hui, il y a autant de distance qu’entre la bataille de Wagram et…
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