« Ouvrir une autre gauche et lui donner une hégémonie »

Un appel des forces de gauche, alliant partis, acteurs du mouvement social, syndicats et secteur associatif, veut reconquérir le terrain de la bataille des idées dans une dynamique d’échange avec la société civile.

Denis Sieffert  et  Michel Soudais  et  Marie Roy  • 8 janvier 2015 abonné·es
« Ouvrir une autre gauche et lui donner une hégémonie »
© **David Cormand** Secrétaire national adjoint d’EELV, délégué aux élus, aux élections et aux relations extérieures. Président du groupe EELV au conseil régional de Haute-Normandie.**Marie-Pierre Vieu** Membre de la coordination nationale du PCF en charge du Front de gauche. Présidente du groupe Front de gauche au conseil régional Midi-Pyrénées.Photo : CITIZENSIDE/MICHEL PELLETIER/AFP

L’une est une dirigeante nationale du PCF, l’autre le numéro deux d’EELV. Ils sont signataires de l’appel « pour des chantiers d’espoir », publié ces jours-ci. Tous deux ont accepté de nous présenter les objectifs et la singularité de cette initiative née de plusieurs réunions rassemblant des responsables nationaux d’EELV ou du Front de gauche, des animateurs du mouvement social, des militants syndicaux, associatifs, altermondialistes et féministes.

Quelle est l’originalité de cet appel pour des chantiers d’espoir ?

Marie-Pierre Vieu : L’originalité de cette initiative est d’abord dans le « faire ». Il y a maintenant besoin d’acter des convergences et de faire en sorte qu’elles aboutissent à du concret. Faire la preuve qu’on peut se rassembler, dire des choses et commencer à travailler. La seconde originalité est l’idée qu’au-delà des partis et des personnalités politiques, il nous faut aussi faire converger les forces sociales et les acteurs sociaux, culturels et intellectuels, et attaquer de front la rupture démocratique. On a conscience que la seule question de l’alternative au gouvernement ne suffira pas, qu’il faut faire évoluer les rapports de force sociaux et mener la bataille d’idées. La démarche doit se

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Politique
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