Ségolène Royal : La ministre qui ne voulait pas « punir »
Après avoir suscité l’espoir des milieux écologistes, Ségolène Royal s’est aliéné une grande partie du monde associatif, qui estime qu’elle ménage beaucoup trop les opposants aux mesures environnementales.
dans l’hebdo N° 1339 Acheter ce numéro

« Trophée de plomb : Royal hors-concours », balance l’Association pour la protection des animaux sauvages. L’Aspas décerne chaque année ce bonnet d’âne en contrepoint à son trophée « plume », attribué à une personnalité méritante dans son action pour la nature. L’association classe l’actuelle ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie comme le plus « désastreux » des titulaires de ce poste, créé en 1971. « Anti-loup, anti-ours, anti-tout, Royal se montre pire que Bachelot ! », titre le mensuel de l’association [^2], qui compile les déconvenues après neuf mois d’exercice ministériel. La tonalité générale était pourtant bien différente en avril dernier, quand l’ex-présidente de la région Poitou-Charentes est entrée au gouvernement. Alors que l’exécutif a déjà usé trois ministres de l’Écologie [^3] en deux ans – un record –, il concède le poste à une personnalité d’un tout autre calibre politique que ses prédécesseurs. Et puis l’action écologique est l’un des principaux marqueurs de l’action de Ségolène Royal à la tête de la région Poitou-Charentes. Cela met un peu de baume au cœur à Europe Écologie-Les Verts (EELV), dont les ministres viennent de quitter le gouvernement, alors que la loi de transition énergétique est menacée par les délicats
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