Irène Théry : « La relation est au cœur du processus de la GPA »
Partisane d’une GPA éthique, Irène Théry invite à s’inspirer des législations et des pratiques existantes.
dans l’hebdo N° 1350 Acheter ce numéro

Irène Théry a présidé le groupe de travail « Filiation, origines, parentalités » missionné par l’ex-ministre déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, rendu public le 9 avril 2014, et qui préconisait l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et la reconnaissance des enfants issus d’une GPA à l’étranger.
Vous êtes considérée comme la tête de file d’un courant « pro GPA ». Qui rassemble-t-il ?
Irène Théry : Il n’y a pas de courant « pro-GPA » en tant que tel… Je suis favorable à une GPA éthique : elle existe, je l’ai rencontrée. Mais je combats toute GPA instrumentale où on traite la femme « comme un moyen ». Le rapport que nous avons remis au gouvernement demande que la France rejoigne les pays qui, dans le cadre de la Convention de La Haye, commencent à organiser une lutte internationale contre toutes les formes de « trafics de ventres ». Notre courant est pragmatique : il rassemble des personnes qui, d’abord plutôt dubitatives sur la GPA, ont été