L’air : meurtrier silencieux
Si nul ne remet plus en cause les effets de la pollution de l’air sur la santé, beaucoup reste à faire pour remédier à ce fléau.
dans l’hebdo N° 1354 Acheter ce numéro

Passée de suspecte à coupable depuis une dizaine d’années, la pollution de l’air, ce fléau impalpable, a causé 3,7 millions de morts dans le monde en 2012, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Autant que le sida et la malaria réunis. Une certitude qui n’a pas été facile à établir. Face à l’un des phénomènes les plus complexes de la santé environnementale, les communautés scientifiques se sont écharpées. L’épidémiologie a dû instaurer de nouvelles méthodes, affiner les appareils de mesure et rendre ses résultats lisibles aux décideurs publics. Avant d’être un défi de santé publique, la pollution de l’air a d’abord été un défi scientifique. Et pour l’instant, ni l’un ni l’autre n’ont été complètement relevés. Aujourd’hui, cependant, personne ne remet en cause le lien entre la pollution de l’air et la dégradation de la santé. Les preuves accumulées ne