Migrants : « Une volonté de mise à l’écart »
La situation s’est considérablement dégradée pour les migrants de Calais. Huit sont morts en deux mois. Le centre Jules-Ferry, ouvert par les pouvoirs publics, est sous-dimensionné et ne respecte pas les normes humanitaires des Nations unies.
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© PHILIPPE HUGUEN/AFP
Opération humanitaire d’urgence à Calais. Le 30 juin, Médecins du monde, le Secours catholique Caritas France, le Secours islamique France et Solidarités International se sont associés pour proposer une nouvelle forme d’aide aux migrants de la « jungle », en marge du centre Jules-Ferry. Cette structure d’accueil de jour, ouverte en mars par les pouvoirs publics, a été immédiatement saturée. Et près de 3 000 exilés se sont installés dans l’ancienne décharge sauvage qui la jouxte, dans des conditions de vie déplorables : 30 robinets d’eau potable, 26 toilettes, alimentation insuffisante, accès aux soins inadapté. En outre, des réseaux de passeurs y sont soupçonnés de proxénétisme. Le 20 août, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et son homologue britannique, Theresa May, ont annoncé la mise en place d’un « centre de commandement et de contrôle commun » à Calais. Soit un accord de coopération policière. Au même moment, la maire Les Républicains, Natacha Bouchart, a réclamé 50 millions d’euros pour le « préjudice subi par sa ville depuis une quinzaine d’années ».
Les conditions de vie
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