Publicité : « Les messages perçus inconsciemment sont les plus influents »
Stress, obésité, surconsommation… Les sciences cognitives identifient les risques de la surabondance de messages publicitaires.
dans l’hebdo N° 1366 Acheter ce numéro

© JUSTIN TALLIS / AFP
Par son étude des mécanismes du cerveau dans les déplacements en milieu urbain et le phénomène de conditionnement, Mehdi Khamassi a acquis une connaissance approfondie de la façon dont la publicité agit sur notre esprit. Il alerte sur les risques de surcharge cognitive due à la profusion de messages publicitaires dans nos villes et défend une « liberté de non-réception » pour le citoyen-consommateur.
Existe-t-il des études scientifiques sur les conséquences neurologiques des écrans publicitaires dans l’espace public ?
Mehdi Khamassi : Il n’existe pas d’étude propre aux écrans, mais nous savons que lorsque quelque chose bouge en périphérie du regard, cela a de très fortes chances d’attirer l’attention, en suscitant un mouvement de la tête ou une saccade oculaire. C’est un mécanisme hérité de l’évolution naturelle. Le danger pouvant surgir sur le côté, l’orientation du regard a permis aux individus de survivre mieux. Nous estimons que ce type de sollicitation s’accompagne d’une légère augmentation du niveau de stress, de sorte à pouvoir réagir rapidement en cas de danger. Dans un couloir du métro, une
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