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Le Maroc ouvre la COP 22

À l’heure de la COP 21 à Paris, et en amont de la COP 22 qui aura lieu en 2016 à Marrakech, le Maroc inaugure fin novembre sa première centrale solaire thermique : « Noor ».

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À une dizaine de kilomètres de Ouarzazate , sous le soleil d’octobre et ses 26° C, « Noor », « la lumière » en arabe, se dessine dans le désert du sud marocain. Au pied des contreforts du Haut-Atlas, d’innombrables travées de miroirs concaves équipés de trackeurs pistent le mouvement du soleil. Et au milieu trône une centrale. Véritable plateau de cinéma de science-fiction, entre Star Wars et Dune , le site pourrait se confondre avec les Studios de l’Atlas, situés seulement à quelques encablures. Une zone aride, parsemée d’Algeco, des bâtiments futuristes, flambant neufs, une turbine d’où s’échappe une immense colonne de fumée blanche dans un ciel azur, la centrale solaire thermodynamique, initiée en 2013, sera mise en service fin novembre.

« Noor a été installée dans le désert afin de préserver les terres agricoles du secteur » , nous confie sur place Maha Kadir, de l’Agence marocaine pour l’énergie solaire (Masen), en charge du projet avec l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE). Alimentée en eau par le barrage El Mansour Eddahbi, à quatre kilomètres du site et à hauteur de 3 % des eaux de la retenue, Noor I, dans sa première phase, c’est 170 mégawatts (MW) de production d’électricité sur 480 hectares et des millions de miroirs-courbe. Soit la 7e centrale solaire dans le monde derrière les États-Unis et l’Espagne.

Noor I est la 7e centrale solaire dans le monde

Une facture de 800 millions d'euros

Face à ses besoins énergétiques en renouvelables , le Maroc mise donc sur une réponse structurée, à base de grosses unités, visant par la bande des retombées économiques en termes de BTP (terrassement, génie électrique, infrastructures…), l’ouverture de marchés pour ses PME et la création d’emplois. « Deux mille personnes de la région de Ouarzazate ont participé à sa construction, avec un vaste plan de formation dédié aux métiers spécifiques » , se félicite Maha Kadir. Une valeur d’exemplarité revendiquée, à tel point que Masen envisage une ouverture au grand public pour des visites pédagogiques et la construction d’un écomusée sur le site.

La facture de cette première unité s’élève à 800 millions d’euros, soit 200 millions de plus que le cahier des charges initial, réglée pour partie par la Banque africaine de développement et la Banque européenne d’investissement, avec la mise en place d’un partenariat technologique, depuis juillet, avec le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).

En amont de la COP 22, qui se tiendra en 2016 à Marrakech , d’autres partenariats, à destination notamment de la Côte d’Ivoire et du Nigeria, sont en cours pour un transfert de technologie ou une aide à la construction en Afrique subsaharienne.

«Le chemin de l'audace et de l'avenir»

À terme, sur 3 000 hectares, deux autres phases, Noor II et III, devraient compléter le projet pour une capacité totale de 500 MW, avec un potentiel de stockage de trois heures de production grâce un procédé de sels fondus. Cependant, le coût de production de l’énergie solaire étant supérieur à celui des énergies conventionnelles, c’est l’État marocain qui mettra la main au portefeuille pour assurer un tarif de redistribution aux alentours de 15 cts d’euro le KW/h. Subventionnant pour partie cette énergie solaire qui n’est pas encore rentable et affichant ainsi sa volonté politique sur le renouvelable. Et quatre centrales du même type devraient voir le jour sur le territoire marocain dans le cadre du vaste plan national des énergies renouvelables, lequel se targue de 42 % de renouvelables (éolien, photovoltaïque, solaire et hydraulique), soit 2 000 MW, sur le territoire chérifien d’ici à 2020.

Cependant, il se murmure qu’il y a un mois le roi Mohammed VI aurait demandé de revoir à la hausse les objectifs de départ du plan énergies renouvelables. Si l’ensemble des partenaires finalise la totalité des projets en cours ou annoncés, c’est près de 3 200 MW qui seraient produits par le Maroc, bien au-delà du plan initial. Pour André Azoulay, le conseiller économique du roi Mohammed VI, sur place à Ouarzazate, « c’est le chemin de l’audace et de l’avenir » . Mais, à cinq années de l’échéance de 2020, seuls 800 MW sont en phase d’attribution ou de développement.

Illustration - Le Maroc ouvre la COP 22


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