Une affaire de climats

Il n’y a pas d’exemple, dans l’histoire, d’un gouvernement qui n’ait pas eu la tentation, en pareille circonstance, de régler quelques comptes avec le mouvement social.

Denis Sieffert  • 25 novembre 2015 abonné·es

La peur et la politique sécuritaire, c’est un peu la poule et l’œuf. Ces soldats, fusil-mitrailleur au poing, que l’on croise dans les rues de Paris, on ne sait plus, après quelques jours, s’ils sont là pour rassurer ou inquiéter. D’autant plus que l’on se dit, et sans vouloir faire insulte à leur courage, qu’ils ne pourraient pas grand-chose si la ville était de nouveau la cible d’attaques lancées par des assassins qui veulent eux-mêmes mourir. Mais il n’y a pas que nos samaritains en treillis qui nous rappellent en permanence la menace, il y a aussi les mots. Pas un discours présidentiel ou ministériel, ces jours-ci, sans une référence à l’état de « guerre ». Pourquoi donc cette insistance alors même que cela ne peut rien changer à nos gestes quotidiens, que nous ne cesserons pas d’aller travailler, de prendre le

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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