Syrie : deux conflits mais une solution globale

Après la tournée de François Hollande, de Washington à Moscou en passant par des rendez-vous avec David Cameron et Angela Merkel, nous revenons ici sur l’historique de la guerre civile syrienne.

Denis Sieffert  • 2 décembre 2015 abonné·es
Syrie : deux conflits mais une solution globale
© Photo : El Bushy/Anadolu/AFP

Les États occidentaux ont commencé à s’intéresser vraiment à la tragédie syrienne lorsque des centaines de milliers de personnes ont fui les bombes du régime de Damas et lorsque Daech a exporté la terreur en Europe et au Maghreb. Mais rien n’est compréhensible si l’on ne part pas des origines de cette crise, c’est-à-dire de la volonté d’un peuple de se débarrasser d’une dictature. Certes, depuis quatre ans, le conflit a bien changé, mais il est impossible de revenir à la situation ante, avec Bachar Al-Assad. Sans lui, le risque de chaos et de désintégration du pays est certes évident. Mais, avec lui, n’est-ce pas déjà le chaos ? Comment pourrait-il être l’homme du retour à la stabilité et à la paix civile ? L’affaiblissement, sinon la destruction, de Daech se fera au prix d’un règlement global de la crise syrienne.

Ce qu’il ne faut jamais oublier

Avant la guerre civile épouvantable que l’on voit aujourd’hui, il y a d’abord eu en Syrie une insurrection pacifique et démocratique. Tout a commencé le 6 mars 2011 avec l’arrestation à Deraa, dans le sud du

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Publié dans le dossier
Sale temps pour la démocratie
Temps de lecture : 10 minutes