La double rupture de Mélenchon

C’est au « peuple » et non au Front de gauche que le député européen a « proposé » sa candidature.

Michel Soudais  • 17 février 2016 abonné·es
La double rupture de Mélenchon
© Photo : BERTRAND GUAY/AFP

Il a remis sa cravate rouge. Mercredi 10 février, au JT de 20 heures de TF1, Jean-Luc Mélenchon a « proposé » sa candidature à l’élection présidentielle de 2017. Sans passer par la case primaires. « C’est le peuple qui va en disposer. Je ne demande la permission à personne, je le fais hors cadre de partis », a-t-il indiqué, en se déclarant toutefois « ouvert à tout le monde, les organisations, les réseaux, mais les citoyens d’abord. »

Pour le socialiste Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, Jean-Luc Mélenchon « a fait le choix d’annoncer sa candidature très longtemps à l’avance, pour être sûr qu’il n’y ait pas de primaire ». Si l’explication a le mérite de la simplicité, elle en présente aussi tous les défauts : fausse, elle passe à côté des vraies raisons de cette déclaration à quatorze mois de l’échéance.

Certes le fondateur du Parti de gauche a toujours été hostile aux primaires ; depuis celle qui avait désigné Romano Prodi leader

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 5 minutes

Pour aller plus loin…

« La victoire de Glucksmann ne vaut pas blanc-seing pour sa stratégie anti-alliance »
Entretien • 15 octobre 2026

« La victoire de Glucksmann ne vaut pas blanc-seing pour sa stratégie anti-alliance »

Raphaël Glucksmann est sorti large vainqueur de la primaire « de la gauche socialiste et démocratique ». Conséquence, le Parti socialiste n’aura pas de candidat propre pour la présidentielle 2027. Le résultat divise déjà au sein de la formation. Une situation dont le premier secrétaire, Olivier Faure, sort affaibli.
Par Névil Gagnepain
Après la victoire de Glucksmann, les ralliements à Mélenchon se multiplient
Analyse • 15 octobre 2026 abonné·es

Après la victoire de Glucksmann, les ralliements à Mélenchon se multiplient

1 500 communistes ont annoncé le 14 octobre leur ralliement à la candidature du leader insoumis. En parallèle, la victoire de Raphaël Glucksmann lors de la primaire socialiste provoque des remous chez les militants de gauche et semble acter une bipartition de la campagne. 
Par Névil Gagnepain
Colère lycéenne : Gabriel Attal mise sur l’autorité, Jean-Luc Mélenchon sur la rupture
Politique • 12 octobre 2026 abonné·es

Colère lycéenne : Gabriel Attal mise sur l’autorité, Jean-Luc Mélenchon sur la rupture

Le candidat Renaissance et de La France insoumise à la présidentielle ont respectivement tenu meeting à Lyon samedi 10 octobre et près de Clermont-Ferrand dimanche 11, sur fond de mobilisation lycéenne. Alors que l’ancien Premier ministre défend une ligne fondée sur l’autorité et les devoirs, le leader insoumis dénonce le bilan éducatif des gouvernements macronistes.
Par William Jean et Névil Gagnepain
Raphaël Glucksmann veut-il tuer le PS ?
Politique • 9 octobre 2026 libéré

Raphaël Glucksmann veut-il tuer le PS ?

Ce 12 octobre, le coprésident de Place publique a remporté la primaire sociale-démocrate octobre, en glanant 66,17 % des 120 000 votants en ligne. Une question brûlante a animé les derniers jours de campagne : sa victoire serait-elle synonyme de la fin du parti à la rose ?
Par Névil Gagnepain