Quel accueil pour les migrants ?

« Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays », stipule la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

Ingrid Merckx  • 13 avril 2016
Partager :
Quel accueil pour les migrants ?
© BULENT KILIC/AFP

« Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays », stipule la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Principes que la Convention de Genève, signée le 8 juillet 1951, a traduits en droit international public. Or, aujourd’hui, la France et l’Europe violent cette convention en ne réservant pas un accueil digne aux réfugiés, en empêchant une centaine de mineurs isolés à Calais de rejoindre leur famille en Angleterre, en ne permettant pas à tous ceux qui le souhaitent de déposer une demande d’asile et en menaçant d’expulsion vers un autre pays de l’espace Schengen des personnes qui ne souhaitent pas repartir.

Si la guerre en Syrie et en Irak ne s’achèvera pas demain, le pourcentage de ceux qui viennent trouver refuge en France est très loin de « l’invasion » ou même des « arrivées massives » que certains, y compris à gauche, brandissent comme un épouvantail. Quel accueil, pourtant, est-il possible ? Comment répondre au discours de la peur par des actes politiques, des gestes de solidarité et même d’hospitalité ? Que faisons-nous du « droit réciproque de protection et d’abri » qui honore celui qui est reçu comme celui qui reçoit ?

Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

Virginie Despentes : « La République n’a pas à mendier que les riches payent un peu d’impôts »
Démocratie • 4 novembre 2026

Virginie Despentes : « La République n’a pas à mendier que les riches payent un peu d’impôts »

Intellectuel·les, artistes, membres de la société civile… Ils et elles analysent la crise autoritaire que nous vivons aujourd’hui. Et remontent le fil de ses origines, décodent ses manifestations, expriment leurs inquiétudes profondes mais aussi leurs espoirs, et proposent des voies de résistance.
Par Politis
Agression d’un militant insoumis dans l’Yonne : le spectre de la « peste brune qui envahit les campagnes »
Enquête • 4 novembre 2026

Agression d’un militant insoumis dans l’Yonne : le spectre de la « peste brune qui envahit les campagnes »

Le 9 août, Philippe G., militant LFI de 68 ans, a été agressé dans un hameau icaunais. Seul un des trois auteurs présumés a été poursuivi… lequel a également porté plainte. Le parquet a orienté la procédure vers une médiation pénale prévue ce 4 novembre, que la victime a refusée.
Par Pauline Migevant
Johann Chapoutot : « Les nazis n’ont pas pris le pouvoir, on le leur a donné »
Entretien • 4 novembre 2026 abonné·es

Johann Chapoutot : « Les nazis n’ont pas pris le pouvoir, on le leur a donné »

De la soumission de la bourgeoisie allemande à la montée du libéralisme autoritaire, l’historien revient sur les mécanismes qui ont permis l’installation des nazis au pouvoir en 1933. Une histoire qui éclaire, selon lui, certaines évolutions politiques contemporaines, en Allemagne comme en France et aux États-Unis.
Par Olivier Doubre
« Les interdictions de manifestation révèlent un affaiblissement préoccupant de l’État de droit »
Entretien • 3 novembre 2026 abonné·es

« Les interdictions de manifestation révèlent un affaiblissement préoccupant de l’État de droit »

Nathalie Tehio, avocate et présidente de la Ligue des droits de l’Homme, décrypte les mécanismes du virage autoritaire et appelle à une mobilisation collective pour défendre les libertés fondamentales.
Par Pierre Jacquemain