Orlando : la démagogie ne profite pas à Trump
La tuerie du 12 juin pourrait n’avoir aucune conséquence sur la campagne électorale, les réactions de chacun des candidats ayant satisfait leurs électeurs respectifs.
dans l’hebdo N° 1409 Acheter ce numéro

En 2004, George Bush et John Kerry ont eu l’après-11 Septembre. Barack Obama et John McCain la crise financière de 2008. Donald Trump et Hillary Clinton auront-ils Orlando en 2016 ? Les crises, quelle que soit leur nature, exercent un impact sur les campagnes présidentielles. Et depuis que quarante-neuf personnes ont été tuées dans une boîte de nuit gay d’Orlando, dans la fusillade la plus meurtrière de l’histoire des États-Unis, beaucoup de commentateurs se demandent si la tragédie profitera davantage à Donald Trump ou à Hillary Clinton, au moment où les deux candidats entament une bataille post-primaires qui s’annonce très animée.
Pour le moment, Hillary Clinton semble tenir la corde. Dans un sondage de la chaîne Bloomberg paru quelques jours après la tuerie, l’ex-première dame devançait largement son tonitruant rival. Elle obtenait 49 % des intentions de vote, contre 37 % pour son adversaire parmi les électeurs susceptibles de se rendre aux urnes en novembre. Motif de satisfaction supplémentaire pour la Démocrate : 55 % des sondés affirment qu’ils ne voteront jamais pour le développeur immobilier,