Malaise dans la démocratie

Vilipendés, désertés, les partis politiques sont en reflux, et les citoyens revendiquent une relation plus directe avec le pouvoir. L’horizon politique est-il en voie d’« ubérisation » ?

Pauline Graulle  • 13 juillet 2016 abonné·es
Malaise dans la démocratie
© Photo : CITIZENSIDE/philippe Munier/AFP

Avec Emmanuel Macron, ça a été le coup de foudre. Politique, s’entend. « J’étais écœuré du militantisme, il m’a redonné de l’espoir », résume Benoît. Le quadragénaire revient de loin. Élu en 2008 adjoint au maire socialiste d’une ville de l’Oise, il a fini par rendre sa carte après une décennie de bons et loyaux services : « Je ne supportais plus de reverser 10 % de mes indemnités d’élus à ce parti de barons locaux cumulards. »

Benoît s’essaie un temps à l’aventure des « listes citoyennes », puis saute le pas. Il y a quelques mois, il a rejoint En marche !, le mouvement du fringant ministre de -l’Économie. Avec l’idée que s’en remettre à une personne « de confiance » plutôt qu’à un parti serait plus judicieux. Plus gratifiant, aussi : « On a été reçus à Bercy avec des camarades. Alors que, quand je militais au PS, j’étais un anonyme criant dans le

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Publié dans le dossier
A-t-on encore besoin des partis ?
Temps de lecture : 9 minutes