Nuit debout fait sa rentrée

Vanina Delmas  • 26 août 2016
Partager :
Nuit debout fait sa rentrée
Nuit Debout, place de la République à Paris, mai 2016.
© V. Delmas

La pause estivale n’a pas affaibli la détermination et l’inventivité du mouvement Nuit debout. Mercredi 31 août, les stands et commissions retrouveront la place de la République à Paris. Un programme déjà bien fourni est prévu jusqu’au dimanche 4 septembre, avec chaque jour un thème différent : « _le partage des richesses », « les nouvelles formes de mobilisation », « local debout », « démocratie en danger à réinventer », et « libertés, égalités, fraternités ? ».

Des projections de films, des présentations d’associations, des concerts… Mais aussi des conférences-débats pour reprendre l’habitude de réfléchir en commun. Parmi les intervenants, Laurent Mauduit, co-fondateur de Médiapart, parlera du thème de son prochain livre « Mains basse sur l’information », Dimitri Courant, doctorant en sciences sociales et politiques posera la question « Des assemblées citoyennes tirées au sort pour changer la politique ? », et Alexandre Jardin réfléchira au rôle des jurys citoyens. Orchestre debout reprend ses violons et flûtes le dimanche 4 septembre pour jouer notamment deux chansons de Boris Vian, « On n’est pas pour se faire engueuler » , et « Le déserteur ».

Pour le côté action, Nuit Debout Paris appelle salarié·e·s et précaires, étudiant·e·s et lycéen·ne·s, syndicalistes, citoyen·ne·s, à se rassembler le 31 août à Jouy-en-Josas (près de Versailles) pour perturber l’université d’été du MEDEF. Sans oublier les Nuit debout qui reprennent partout en France : Toulouse, [Rennes](Nuit debout Rennes), ou encore Lille avec sa Braderie Debout, le 4 septembre.

Société
Temps de lecture : 1 minute
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

À Nanterre, dans la cité Pablo Picasso, des habitants montent au front contre leur bailleur
Reportage 13 mars 2026 abonné·es

À Nanterre, dans la cité Pablo Picasso, des habitants montent au front contre leur bailleur

La tour 19 de la célèbre cité, comptant 38 étages et près de 180 logements, est privée de certains de ses ascenseurs depuis plusieurs mois. Une problématique qui s’ajoute à une insalubrité de plus en plus criante. Les habitants se mobilisent contre le bailleur, Nanterre Coop Habitat.
Par Pierre Jequier-Zalc
« La vraie opposition, c’est les puissants contre les précaires, pas les Calaisiens contre les exilés »
Entretien 13 mars 2026

« La vraie opposition, c’est les puissants contre les précaires, pas les Calaisiens contre les exilés »

Face à la maire Natacha Bouchart et à la poussée de l’extrême droite, la liste « Calais à gauche toute » veut rompre avec la politique d’hostilité menée contre les personnes exilées. Juliette Delaplace, figure associative et numéro deux de la liste, détaille comment une municipalité peut résister à la militarisation de la frontière.
Par Pauline Migevant
Familya, l’association pro-Stérin qui menace le Planning familial
Enquête 12 mars 2026 abonné·es

Familya, l’association pro-Stérin qui menace le Planning familial

Avec ses cadres issus de la sphère réactionnaire et ses financements catholiques anti-IVG, dont le Fonds du bien commun du milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin, Familya profite des caisses exsangues du Planning familial et de la négligence des pouvoirs publics pour asseoir sa vision conservatrice de la famille.
Par Chloé Bergeret
Associations : l’enjeu oublié des municipales
Enquête 11 mars 2026 abonné·es

Associations : l’enjeu oublié des municipales

Partout en France, des maires se portent au chevet des associations, dont le rôle de lien social est essentiel dans les villes et quartiers populaires. Mais compenser le désengagement de l’État leur est souvent impossible.
Par Lucas Sarafian