Tafta : le torchon brûle

« Les discussions avec les États-Unis ont pratiquement échoué », a déclaré le ministre allemand de l’Économie, Sigmar Gabriel.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


« Les discussions avec les États-Unis ont pratiquement échoué, même si personne ne l’admet vraiment, car nous, Européens, ne devons bien sûr pas céder à leurs exigences. » La sentence est tombée, dimanche 28 août, de la bouche du ministre allemand de l’Économie et vice-chancelier, Sigmar Gabriel. « Les deux parties n’ont même pas réussi à s’entendre sur un seul point des 27 chapitres en discussion », a -t-il insisté dans une interview à la télévision publique.

Cette sortie était calculée pour rassurer l’aile gauche du SPD, car le parti traverse une importante crise interne. Mais les opposants au traité de libre-échange entre ­l’Europe et les États-Unis, le fameux Tafta, n’ont pas boudé leur plaisir, saluant « une victoire de la mobilisation » citoyenne. Ils étaient confortés mardi matin par le secrétaire d’État français au Commerce, Matthias Fekl, visiblement soucieux de ne pas être en reste, qui affirmait que « la France demande l’arrêt des négociations ». Il n’est pourtant pas exclu que celles-ci reprennent après la présidentielle américaine, en cas de victoire ­d’Hillary Clinton et après les élections de 2017 en Allemagne et en France. Les altermondialistes restent également mobilisés contre le traité de libre-échange UE-Canada, le Ceta, lequel est entré dans une période cruciale de ratification.


Haut de page

Voir aussi

Le goût subtil de la gentrification

Société
par ,

 lire   partager

Articles récents