Juste la fin du monde

Xavier Dolan adapte une pièce célèbre de Jean-Luc Lagarce sans en avoir l’envergure.

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Xavier Dolan adapte une pièce célèbre de Jean-Luc Lagarce sans en avoir l’envergure. Du coup, le jeune cinéaste canadien joue à la gonflette. Les affrontements retors chez le dramaturge deviennent ici une guerre à outrance à laquelle se livrent les différents membres d’une famille, à l’occasion d’une visite du fils prodigue, homosexuel et écrivain (Gaspard Ulliel), autour de la table du déjeuner. Dolan y ajoute des nappes de mauvaise musique alors qu’il n’entend rien à la subtile violence de la langue de Lagarce. Le casting est bien sûr tonitruant (outre Ulliel, Marion Cotillard, Vincent Cassel, Léa Seydoux…). Tandis que les comédiens font ce qu’ils peuvent dans ce tournoi de caricatures (Cassel et Nathalie Baye sont les plus maltraités). Juste la fin du monde est un geste bruyant et vain.

Juste la fin du monde, Xavier Dolan, 1 h 35.


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