Disparition : Andrzej Wajda

Le cinéaste, décédé ce 9 octobre, laisse l’image d’un homme intimement lié à l’histoire contemporaine douloureuse de son pays, la Pologne.

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En France, dans l’esprit du grand public, il restera le réalisateur de Danton (1983), avec Depardieu. Andrzej Wajda, décédé ce 9 octobre, à l’âge de 90 ans, laisse l’image d’un cinéaste intimement lié à l’histoire contemporaine douloureuse de son pays, la Pologne. Né à Suwalki, en 1926, Wajda était entré dans la résistance à l’âge de 16 ans avant d’entamer des études aux Beaux-Arts de Cracovie, puis dans une école de cinéma. Ses trois premiers films, Génération, Kanal et Cendres et Diamant, entre 1955 et 1958, sont tous marqués par les années d’occupation.

Le combat pour la démocratie du syndicat Solidarnosc constitue l’autre volet de son œuvre, avec L’Homme de fer (1981), palme d’or à Cannes (complété en 2013 par L’Homme du peuple). Opposé à Jaruzelski, comme il l’était aujourd’hui au régime ultra-conservateur, il poursuivra son travail, plus académique, autour d’adaptations littéraires, avant de revenir encore à l’histoire de la Pologne, avec Katyn, sur le massacre de milliers d’officiers et d’intellectuel perpétré par le NKVD. Son dernier film, Après-image, consacré à Strzeminski, peintre de l’avant-garde polonaise en butte au régime stalinien, encore inédit en France, boucle ainsi une existence engagée, partagée entre l’art et l’histoire.


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