« La Fille inconnue », de Jean-Pierre et Luc Dardenne : Médecine et réparation

Dans La Fille inconnue, Jean-Pierre et Luc Dardenne mettent en scène une jeune généraliste dévorée par la culpabilité de n’avoir pas porté secours à une femme en danger.

Christophe Kantcheff  • 12 octobre 2016 abonné·es
« La Fille inconnue », de Jean-Pierre et Luc Dardenne : Médecine et réparation
© Photo : Christine Plenus

À Cannes, cette année, La Fille inconnue n’a pas bénéficié de l’accueil réservé habituellement aux œuvres de Jean-Pierre et Luc Dardenne. Quelque chose empêchait le film de livrer toute sa dimension, comme s’il restait en dedans. Les frères Dardenne en ont vraisemblablement pris conscience, puisqu’ils ont décidé de réduire d’une dizaine de minutes la version présentée en mai. Bien vu et finement exécuté : le film, sur les écrans ce mercredi, bénéficie de ces coupes, en particulier l’entrée en matière, montrant avec plus de force l’aiguillon qui pousse à agir le personnage principal, Jenny Devin (Adèle Haenel).

Jenny est une jeune médecin, qui remplace le généraliste occupant habituellement les lieux, victime d’un AVC. Le cabinet médical se trouve à Seraing – « la » ville belge des frères cinéastes –, le long d’une voie rapide, près de la Meuse, dans un quartier peu attrayant. Jenny va bientôt intégrer ailleurs un cabinet collectif, au standing différent, ouvrant plus de perspectives d’avenir.

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Cinéma
Temps de lecture : 5 minutes